Villes et campagnes
Chaque élection révèle une fracture qui s’accentue inexorablement entre villes et campagnes. Alimenté par tout un cortège de caricatures, cet antagonisme se prolonge bien au-delà des urnes. Pour l’urbain, la ruralité est au mieux un lieu de villégiature, au pire un espace arriéré peuplé de ploucs réactionnaires. Pour le rural, les urbains sont soit des bobos hors sol, soit des banlieusards ensauvagés. Dans cette guerre des mondes, les enjeux écologiques viennent souvent exacerber les divergences. Alors qu’ils pourraient, au contraire, être un levier pour les résorber. Dans ce dossier, Fracas explore l’histoire de cette mise en concurrence des territoires et les intérêts qu’elle sert, mais insiste aussi sur les liens métaboliques qui rendent la frontière entre espaces urbains et ruraux moins nette qu’on le prétend souvent, révélant l’existence de zones hybrides, de brèches et d’interstices qui perturbent et transcendent les clivages. Mais, surtout, qui permettent d’imaginer de nouvelles formes de solidarité entre les habitant·es dont les modes de vie sont mis en opposition.
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Dès les années 1960, le plateau de Saclay fait face à une urbanisation galopante avec la multiplication d’infrastructures géantes qui grignotent des terres agricoles parmi les plus fertiles d’Île-de-France. Mais sur ce territoire s’inventent aussi, depuis peu, de nouveaux liens entre ville et campagne.
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Entre Montpellier et la mer, un paysage hybride mêlant pavillons, parkings et hangars tente aujourd’hui de se réinventer. Dans ces espaces se lisent encore les velléités d’un urbanisme né dans les années 1970, court-termiste, consumériste et pensé pour la voiture.
Pour l’essayiste et militant écolo Andreas Malm, la destruction de la Palestine n’est pas le « vestige d’une ère coloniale ». Il s’agit au contraire d’un sombre présage pour les populations considérées comme sacrifiables ; au nom d’un ordre pétrolier qu’il faudrait préserver coûte que coûte.
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