Face au manque d’enneigement, la station de ski de Métabief, dans le Doubs, a décidé d’anticiper la fin du ski alpin à l’horizon 2030. Un exemple d’adaptation au changement climatique. Mais sur le terrain, cette transition s’opère parfois brutalement, sur fond de graves difficultés financières.
PFAS : quatre lettres inconnues du grand public il y a trois ans, alors que ces molécules toxiques inondent notre quotidien depuis les années 1950. La France s’est dotée en février 2025 d’une loi pour protéger la population de ces « polluants éternels ». Une première victoire qui doit beaucoup aux combats menés à Lyon et dans la vallée de la chimie par un front bigarré, composé de nombreux·ses riverain·nes, élu·es, militant·es et travailleur·euses. Fracas est allé à leur rencontre.
À Bussy-Saint-Georges, un centre de formation délivre les certifications SS3, nécessaires pour devenir désamianteur. Un métier à risque et mal rémunéré, pourtant au cœur d’un chantier colossal, éclaté, et parfois mal mené – en France, les fibres toxiques se comptent encore en millions de tonnes.
D’un côté les classes populaires blanches d’une « France périphérique » sacrifiée ; de l’autre une « France des tours » peuplée d’immigré·es enclavé·es dans leur ghetto ? Les sociologues Pierre Gilbert et Clara Deville montrent que, loin d’être antagonistes, ces populations ont en réalité beaucoup de points communs, comme autant de leviers stratégiques à partir desquels construire une alliance politique contre l’extrême droite.
Ancien journaliste sportif, Christophe Osmont élève des vaches, des veaux et des cochons en bio dans sa ferme du domaine de La Guérie, située au cœur du bocage normand où il s’est installé en 2014 avec son épouse et ses deux enfants. Militant écolo, il se démène localement pour faire bouger les lignes, et tient pour Fracas cette chronique où il relate son expérience de paysan et ses combats du quotidien.
Le lanceur d’alerte Paul Poulain a pu observer de très près les insuffisances dans la sécurisation des usines, exploitations, entrepôts dangereux ou dégageant des matières toxiques. Effaré par les manquements, résultat de priorités politiques et économiques en dépit de la sûreté des populations, il publie un livre au péril de sa carrière : Tout peut exploser.
Le carbofascisme trumpiste ne connaît pas de frontières. Le 3 janvier 2026, Trump a bombardé le Venezuela, qui détient les plus grandes réserves de pétrole au monde. Un an après son investiture, le président américain assure également qu’« il n’y a pas de retour en arrière possible » concernant sa volonté d'annexer le Groenland. Ce colonialisme fossile s’applique aussi au sein même des États-Unis, notamment dans le Wyoming, où les usines extractivistes grignotent et polluent les réserves amérindiennes.
Lobbying, think tanks, campagnes de désinformation massives… Aux États-Unis, l’industrie des énergies fossiles a depuis longtemps su faire feu de tout bois. Cet art consommé de la défense de ses intérêts, elle est aussi parvenue à le raffiner dans le champ politique, grâce à un Parti républicain lui étant aujourd’hui pleinement dévoué. Et depuis l'accession, en janvier 2025, de Donald Trump à la Maison-Blanche, il n’est pas près d’y avoir de l’eau dans le gaz.